Biographie

Etienne Rougery-Herbaut est né en 1984 à Paris.

Il commence la photographie à l’âge de 16 ans en empruntant secrètement l’appareil photo familial, un Nikkormat semi automatique, pour faire des portraits de manifestants dans les rues de Paris.

“Alors que j’observais la foule, j’ai été témoin d’une scène très violente entre un manifestant et des policiers. J’ai été projeté au sol alors que je photographiais la scène. En me relevant, j’avais brièvement perdu la mémoire. Ce n’est que plus tard, en développant les images que j’ai réalisé avoir saisi un moment unique.”

Cet instant est déterminant pour Etienne. La photographie devient pour lui synonyme d’une mémoire retrouvée. Il décide alors de suivre un cursus artistique et de voyager pour photographier le souvenir de ses rencontres.

A la fin de ses études, il fait la rencontre de l’artiste JR, fascinant par son énergie et sa démesure, Étienne participe au collage des quais de l’île Saint-Louis, il est alors le premier stagiaire de l’artiste. Il devient ensuite chargé de production à ses côtés pendant 7 ans. Il coordonne ses actions et voyage au rythme des projets. Ainsi, il se rend au Kenya, aux Etats-Unis, au Brésil, en Europe, en Asie, en Turquie et aux Émirats arabes unis. Parallèlement, il voyage seul pour ses projets.

En 2017, Il prépare ELLIPSE sa première exposition à Paris. En rassemblant plusieurs series d’images et une installation, l’exposition interroge la mémoire et propose une exploration visuelle du souvenir.

En 2018, il présente sa deuxième exposition GLEASON GLOVES. Une galerie de portraits des boxers de la mythique salle Gleason’s Gym à New York. Round après round les champions révèlent les causes véritables de leur combat.

La même année il se rend au Maroc à la rencontre des tisseuses berbères du Moyen Atlas marocain. Ces femmes récupèrent les chutes de tissus destinées à être jetées et les transforment en nouvelles créations. L’exposition présente leurs portraits et raconte ce lien précieux qui les unit à la nature à travers l’installation collective d’un métier à tisser dans la montagne.

En 2019, Etienne présente avec la Galerie Brannan Mason une nouvelle exposition intitulée CORNERSTONE à Los Angeles. Ce projet rassemble des portraits réalisés au hasard des rencontres dans les rues de New York. Des hommes et des femmes, pour la plupart issus de l’immigration. L’intention de cette série est de montrer la beauté et la diversité de la ville à travers le regard de ses habitants. Cette exposition représente pour la première fois l’artiste aux États-Unis.

Le travail d’Etienne s’inspire de l’univers poétique d’Agnès Varda et de la force des portraits de travailleurs de Dorothea Lange.