Biographie

Etienne Rougery Herbaut est né en 1984 à Paris.
Il commence la photographie à l’âge de 16 ans en empruntant secrètement l’appareil photo familial, un Nikkormat semi automatique, pour faire des reportages dans les rues de Paris.

Alors que j’observais la foule, j’ai été témoin d’une scène très violente entre un manifestant et des policiers. J’ai été projeté au sol alors que je photographiais la scène. En me relevant, je me suis rendu compte que j’avais saisi un moment unique.

Cet instant est déterminant pour Etienne. Il décide alors de suivre un cursus artistique et de voyager pour photographier l’ailleurs.

En 2008, il termine ses études universitaires en Histoire de l’art et production audiovisuelle.

En 2009, Il fait la rencontre de l’artiste JR, fascinant par son énergie et sa démesure. Il participe au collage des quais de l’île Saint-Louis, il est alors le premier stagiaire de l’artiste. Il devient ensuite chargé de production et reste à ses côtés pendant 7 ans. Il coordonne ses actions et voyage au rythme des projets. Ainsi, il se rend au Kenya, aux Etats-Unis, au Brésil, en Europe, en Asie, en Turquie et aux Émirats arabes unis. Parallèlement, il voyage seul pour ses projets.

En août 2013, il va en Sibérie, à la rencontre des mineurs de Borodino, la plus grande mine de charbon de Russie.

En août 2014, il se rend en Inde pour photographier les brodeurs de Chennai dans la région du Tamil Nadu. Plusieurs brodeurs l’invitent dans leur village.

En 2015, il développe une nouvelle démarche photographique, plus conceptuelle, autour de l’évaporation des souvenirs.

En 2016, Il se rend en Algérie avec l’artiste illustrateur Youssef Boubekeur. Leur collaboration rapproche le dessin et la photographie dans une étude de l’instant.

En 2017, Il prépare ELLIPSE sa première exposition à Paris. ELLIPSE interroge la mémoire, elle propose une exploration visuelle du souvenir… Elle s’ouvre avec des reportages réalisés en Sibérie et en Inde et se prolonge avec les photographies plus abstraites des séries
« Vision » et « Memories ».

Le travail d’Etienne s’inspire des images de René Burri, leur vivacité et leur précision, et de la force des portraits de travailleurs de Dorothea Lange.

Nos souvenirs nous échappent autant qu’ils restent en nous. J’aimerais pouvoir tout retenir : les visages, les expériences, tout ce qu’un regard raconte ; la sensibilité, la force, la dignité.